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IBM i : une plateforme qui ne manque (finalement) pas de ressources

AS/400, iServer, System i et maintenant IBM i, la plateforme propriétaire d’IBM, la seule qui reste sur le marché, a connu une demande soutenue dès ses débuts. De son lancement en 1988 jusqu’en 1998, les techniciens s’en sont emparé et c’est sur cette dizaine d’années que la machine a le plus évolué.

Mais l’arrivée de Microsoft dans la cour des systèmes d’exploitation réseaux a changé la donne : si les AS/400 dit centraux n’ont pas été touchés, les machines départementales ont peu à peu migré vers Windows Server, embarquant avec elles pléthore de techniciens.

Du côté de la plateforme IBM i, il n’y a donc pas eu de renouvellement de compétences techniques et le cycle arrive à sa fin : il faut clairement une nouvelle génération de techniciens, car l’IBM i nécessite aujourd’hui une revitalisation et une modernisation afin de s’ouvrir au monde Java et HTML.

La solution aux ressources limitées ? Créer une formation certifiante qui permette de mettre des ressources formées sur le marché !

IBM i : faire du neuf avec des vieux ?

Conscient du décalage entre le potentiel de la machine et la réalité de son utilisation, IBM a fortement investi pour faire évoluer la plateforme, qui est LA référence pour les TPE et PME.

Malgré ces investissements, l’IBM i continue de perdre des parts de marché alors qu’elle est plus ouverte que jamais, tout simplement parce que ses clients ne la font pas évoluer, la faute à une raréfaction des ressources. Tout juste s’ils rajoutent un peu de mémoire lorsque les besoins évoluent.

IBM a pourtant développé de nouveaux axes pour sa plateforme à savoir : le RDI, qui est l’environnement de développement RPG free form, sa base de données DB/2 for i, qui est une vraie base de données relationnelle et les nouvelles technologies comme php, les web services, les flux xml…

Et OCSI créa la pépinière i

Thomas Leray, co-fondateur d’OCSI, est bien conscient de ces évolutions : à l’issue de sa première participation à l’Université IBM i, il se rend compte des possibilités de la plateforme. Il ne faut pas plus d’une discussion avec un de ses clients, lassé de toujours voir les mêmes profils répondre aux appels d’offres, pour envisager une nouvelle approche : former des jeunes développeurs.

OCSI crée donc la Pépinière i en juin 2015 pour former 10 juniors sur la plateforme grâce à trois intervenants reconnus dans ce petit monde du système propriétaire. La première promotion sort en septembre, et trois autres promotions arrivent bientôt.

46
ingénieurs ont été formés par OCSI,

bardés d’un diplôme reconnu par IBM.

« Nous faisons un gros travail de sélection en amont, explique Thomas Leray, co-fondateur d’OCSI et créateur de la pépinière i. Ce sont généralement des  ingénieurs bac +5 parce que nous souhaitons former des profils qui ont tous fait un peu d’informatique dans leurs études et qui connaissent la logique de la programmation. Nous avons ainsi formé un astrophysicien, des ingénieurs en énergies renouvelables, des chimistes, des mathématiciens sur les nouveaux axes de l’IBM i (NDLR : RDI, DB/2 et nouvelles technologies) »

Pour autant, ces juniors arrivent sur le marché avec un vernis sur les anciennes notions afin de parler le même langage que leurs futurs clients. Ils deviennent les ambassadeurs de ces nouveaux concepts chez les clients : ils sont là pour montrer que le potentiel de la plateforme est énorme, beaucoup plus important que les ressources techniques actuelles ne l’imaginent.

Le soutien d’IBM à la pépinière i

Absents de la pépinière lors de son lancement, IBM a vite compris l’intérêt de la formation.

« A la fin de la première session, IBM est venu nous voir et nous ont proposé leur aide, confirme Thomas Leray. Ils sont mis des locaux à notre disposition  à l’IBM Innovation Center de Noisy le Grand. Philippe Bourgeois, le grand spécialiste de l’AS/400 chez IBM, est aussi devenu un des formateurs pour les passages de compétences. Il s’est vraiment personnellement investi pour mesurer le ressenti des juniors, les retours clients et éventuellement réajuster la formation en fonction des besoins du moment.

Et parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours, retrouvez l’interview de Thomas Leray lors de l’Université IBM i de mai 2017.

Génération IBM i : OCSI forme des jeunes au développement sur IBM i

 

 

Admin

Responsable Ti - Montréal


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